Moi et mon enfant face à la persévérance scolaire

À tous les parents,

Une première cette année, Stéphanie Deslauriers sera parmi nous. Vous l’avez vu sur le Web avec ses blogues, à la télévision comme chroniqueuse à l’émission Format familial ou dans ses écrits avec son dernier livre « Le bonheur d’être un parent imparfait ».

Vous pouvez dès maintenant vous inscrire à cette superbe activité. Une 8e édition qui promet, avec des sujets actuels et des conférenciers toujours aussi pertinents et présents pour vous. Stéphanie Deslauriers, Karine Soucy, Joël Ross et François Gérardin aborderont des sujets tels que le lâcher prise comme parents… imparfaits, la parentalité, le rôle du père dans la persévérance scolaire et le cerveau avec toutes ses nuances.

N’attendez pas, allez-y, inscrivez-vous! Vous ne voulez pas rater ça!

La 8e édition aura lieu le samedi 13 avril 2019, à l’École secondaire Chanoine-Beaudet. Des partenaires précieux (Projektion 16-35, Cosmoss, la Commission scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup, le Centre intégré de santé et de services sociaux, la Maison de la famille du Kamouraska, le CPE Pitatou et Moisson Kamouraska) et un comité organisateur engagé vous proposent chaque année une nouvelle offre d’ateliers et une journée entièrement gratuite, incluant le repas du midi et le service de garde.

En 7 ans d’existence, c’est plus de 400 parents rejoints, 175 enfants présents au service de garde ou à l’activité WIXX. C’est 27 sujets différents abordés par des intervenants lors des conférences.

Inscription obligatoire en ligne d’ici le 11 avril 2019 au www.projektion16-35.ca

Pour information, contactez Sonia Gagnon, intervenante jeunesse, au 418 492-9127, poste 105 ou par courriel à perseverance@projektion16-35.ca

Au plaisir de vous rencontrer lors de cette activité!

Jouer librement, sur un air de printemps!

Ahhhh!! Le printemps. Je ne vous parle pas du concerto de Vivaldi (bien que magnifique) mais de la saison! Cette saison qui est un terrain de jeu incroyable pour les enfants, puisqu’elle est composée de journées plus longues, de températures plus douces et d’un environnement changeant et stimulant pour jouer dehors.

Le jeu libre et actif… comme un air de déjà vu!

Le jeu libre, ou initié par l’enfant, c’est :  

  • Une activité que l’enfant fait par lui-même, sans intervention ou planification de l’adulte.
  • Un jeu spontané sans règles officielles, produit par la curiosité, les préférences de l’enfant ou son imagination.
  • Un jeu où l’enfant a la liberté de choix et de mouvement. 2

Que ce soit en revenant de l’école, après le déjeuner ou encore le dimanche après-midi avant de partir faire les courses, chaque moment passé à jouer à l’extérieur apporte son lot de bienfaits aux enfants, il suffit de l’habiller adéquatement. D’ailleurs, en plus des bienfaits connus sur la santé physique, on note une amélioration de la santé mentale, du bien-être émotionnel et de l’humeur de l’enfant lorsque les jeux libres et actifs ont lieu à l’extérieur, car ceux-ci réduisent l’anxiété, la dépression, l’agressivité et les troubles du sommeil.1 L’environnement extérieur présente souvent plus de défis diversifiés et attrayants qui permettent à l’enfant de développer sa capacité à résoudre des problèmes et trouver des solutions.

Le rôle du parent, en soutien à son enfant :

  • Offrir des occasions quotidiennes pour sortir jouer à l’extérieur.
  • S’assurer que l’enfant peut s’amuser dans un espace sécuritaire et adapté à ses besoins.
  • S’assurer que l’enfant est habillé adéquatement.
  • Laisser l’enfant se salir et prendre des risques, car c’est de cette façon qu’il apprend à connaitre ses limites et à les repousser.
  • Créer une zone d’énergie où l’enfant peut lancer, attraper, botter, ramper, danser, etc., créer des environnements stimulants, où l’enfant peut relever des défis, et le soutenir en l’encourageant et en l’aidant au besoin.

Pour accélérer le tempo

Il est normal que l’intensité à laquelle l’enfant joue varie dans le temps (de légère à élevée). Pour augmenter l’intensité du jeu, pourquoi ne pas donner accès à du matériel varié (balles, cônes, boite de carton, corde à danser, etc.) avec lequel l’enfant pourra choisir ou non de jouer?

Pour en savoir plus sur le jeu libre et actif à l’extérieur :

Maintenant, c’est à vous de jouer!

Myriam Thériault,
agente de prévention et de promotion de la santé, CISSS BSL

  1. Extrait de la fiche Qu’est-ce que le jeu libre et actif de l’AQCPE
    https://www.aqcpe.com/content/uploads/2018/02/fiche_2.jeuxactifs_17-11_02.pdf
  1. À nous de jouer : l’extérieur, un terrain de jeu complet.

Apaiser l’anxiété de notre enfant

Écrit par Ariane Hébert, psychologue
Auteure du livre Anxiété, la boîte à outils
Éditions De Mortagne, 2016

Un examen? Pas de panique…

Les examens ou les présentations orales entrainent généralement une bonne dose de stress pour un grand nombre d’écoliers. « Vais-je échouer ? » « Ai-je assez étudié ? » « Mes parents seront-ils déçus par ma performance ? » Le stress est une réponse de l’organisme face à une menace perçue dans l’environnement. À petite dose, il permet à l’individu de se mobiliser, d’être plus alerte. À trop grande dose, il peut cependant avoir l’effet inverse, c’est-à-dire devenir paralysant, handicapant.

Le parent qui perçoit son enfant comme étant stressé ou anxieux face à l’école peut d’abord tenter de répondre aux questions suivantes : mon enfant est-il soumis à un climat de compétition élevé en classe, avec ses amis ou ses frères et sœurs ? Quelle importance les enseignants ou les personnes significatives de son entourage accordent-ils à ses notes ? Le rythme d’apprentissage de la classe est-il trop élevé par rapport aux capacités de mon enfant ? Existe-t-il d’autres sources de stress présentes dans sa vie qui le fragilisent actuellement (par exemple un déménagement, une séparation, des irritants quotidiens, des troubles de santé, etc.) ? Un rythme de vie sain est bien entendu hautement associé à une bonne gestion du stress. Mon enfant mange-t-il convenablement, dort-il suffisamment, fait-il assez d’exercice et a-t-il des moments de détente à tous les jours ?

Les « pensées toxiques »

Une fois ces questions répondues, il convient également de discuter avec l’enfant pour connaitre ce qu’on appelle ses « pensées toxiques » ou, dit autrement, les idées qui surviennent de façon spontanée et irréfléchie, qui sont en lien avec des inquiétudes irrationnelles ou des anticipations négatives. Par exemple, lui arrive-t-il de penser qu’il va échouer un examen (même s’il a suffisamment étudié) ? Qu’il va perdre la face pendant un oral (même s’il connait son texte) ? Qu’il n’arrivera pas à terminer son travail à temps (même si l’enseignante offre la possibilité de prolonger la période allouée) ? Que les autres vont rire de lui pendant sa routine d’éducation physique (même s’il s’est entrainé) ? Si tel est le cas, la maitrise de ces pensées négatives pourrait diminuer significativement le stress.

L’art de dédramatiser

Afin de développer une forme d’autocontrôle sur les pensées toxiques, le parent peut relativiser les événements et dédramatiser les situations anxiogènes. À cette fin, il peut amener l’enfant à se questionner sur la probabilité réelle qu’un événement se produise (p.ex., a-t-on déjà rit de toi en éducation physique ?), puisque l’interprétation erronée de l’enfant l’amène peut-être à surestimer la probabilité que l’événement anxiogène survienne. Le parent peut également envisager avec lui les conséquences réelles que l’événement engendrerait (qu’arriverait-il si tu échouais un examen ? Jusqu’à quel point cela viendrait affecter tes résultats globaux ? Qu’arriverait-il ensuite ? ) et les moyens dont l’enfant dispose pour y faire face (si tu oubliais ton texte pendant ton oral, que pourrais-tu faire pour poursuivre ?).

Enfin, sachez qu’il est tout à fait normal de vivre des périodes de stress et d’anxiété à tout âge. Si cependant votre enfant est envahi par son anxiété, en ressent de façon fréquente des maux physiques, semble triste ou refuse d’aller à l’école, il serait alors approprié de consulter un professionnel.